Verel – La mer… Verel ! Une aventure de folie !
Le projet de Lili était grand ! Relancer le si fameux VEREL – LA MER ! L’idée est donc de relier divers sites de vol entre chez nous et la mer, en volant le plus possible, et grâce à deux navettes qui suivront pour faciliter la logistique. Voici son super compte-rendu, qu’on vous sert brut de pomme, pour vous donner envie de venir à l’édition 2027 !
Une aventure de folie !
Après maintes tergiversations entre nos envies de vraiment partir de Vérel ou de privilégier un vol de groupe moins technique dès le premier jour, nous optons finalement pour un départ du Pré Rond, à Allevard.

L’organisation est rodée : deux d’entre nous font la navette chaque jour (grâce au tirage au sort effectué en amont). Après un débriefing général de la semaine, puis un point plus précis sur notre vol du jour, Christophe ouvre officiellement notre périple Vérel – La Mer!
Jour 1 : Le grand départ vers le Serpaton
C’est parti ! Tout le monde décolle. Christophe subit un gros point bas mais, fidèle à lui-même, il ne lâche rien et se retrouve finalement perché!
- Deux d’entre nous, trop bas et confrontés à la brise, posent au lac d’Allevard.
- Une autre pose un peu plus loin.
- Tous les autres arrivent à hauteur de crête et s’offrent Belledonne grâce à plein d’options différentes. Un spectacle passionnant à suivre en direct!
Puis vient le dernier glide pour la plupart vers l’atterrissage du Serpaton (et presque à La Mûre pour Christophe). Le but ? Nous rapprocher le plus possible de Mens où le camping nous attend, dans l’idée de décoller de Courtet le lendemain.
Jour 2 : Entre émotions fortes et coucher de soleil magique
Du vent de Nord fort est prévu. Nous espérons tout de même sortir du bocal de Courtet (souvent bien protégé du Nord) et nous diriger vers Saint-Vincent-les-Forts. Lors du briefing, nous prenons beaucoup de précautions et augmentons nos marges.

Nous arrivons tous à l’Obiou : c’est magnifique! Antoine s’avance côté Est pour voir ce que ça donne, en espérant rejoindre la vallée de Corps. Malheureusement, le vent y est plus fort et il n’a plus l’altitude pour nous rejoindre. Il tente de poser dans un col, mais de grandes turbulences provoquent plusieurs fermetures de son aile. Il se cassera la clavicule en atterrissant.

Heureusement : Nous avons la chance d’avoir un pompier en l’air, et une randonneuse également pompier au sol. L’appel des secours se passe parfaitement. Un petit glide en hélicoptère direct pour notre Antoine vers Grenoble.
Le reste de la team va poser à l’atterrissage officiel de Courtet. Forcément atteints par ce qui vient de se passer, nous décidons d’aller en camion vers Saint-Vincent-les-Forts qui, sur le papier, nous promet un très beau vol du soir.

Et nous ne sommes pas déçus ! C’est l’un des plus beaux moments du séjour : la quasi-totalité de la team se retrouve à enrouler au sommet du Morgon, dans des conditions délicieuses au coucher de soleil. L’atterrissage au camping est un délice, pas de navette, et baignade du soir!

Jour 3 : Repérage et pause active à Saint-Vincent
La routine d’installation de notre campement commence déjà à venir : chacun monte sa tente, repère les sanitaires, puis on se retrouve pour manger tous ensemble au bord du lac. Le vent étant toujours bien présent et les conditions semblant meilleures le lendemain, nous décidons de rester en local à Saint-Vincent.

Après une petite baignade au lac, nous partons pour un repérage déco sur la crête de la Blanche afin d’éviter les orages de fin de journée le lendemain. Trop de vent là-haut, mais repérage validé! Nous continuons la rando vers Montclar où tout le monde peut décoller.

Le bilan de la journée : De beaux plafonds à plus de 3000m, un glide vers la plaine, puis des vols du soir à Saint-Vincent. Une chouette journée de pause sur le chemin!

Jour 4 : Objectif Saint-André-les-Alpes
Réveil un peu plus tôt pour une rando vers notre nouveau décollage du Col de Saverne. Nous voilà partis à 11h en faces Ouest, et ça marche du tonnerre!
Le vol est un peu plus exigeant : des petits Zéléph posent un peu tout au long du parcours. Nous avançons de plus en plus dans l’inconnu malgré nos briefings, avec plus de vent et des vallées bien en brise. Mais deux valeureux arrivent jusqu’à notre but du jour : Saint-André-les-Alpes ! Youpi!

Et tout ça juste avant l’orage, une journée bien menée. À peine arrivés, la grande carte de l’école locale nous permet de regarder nos plans du lendemain. Atteindrons-nous la mer dès le 5ème jour ? Ça sent bon! Une fois l’orage passé, certains s’offrent un magique Saint-André du soir : balade vers la Crête de l’Allier, vent laminaire et une masse d’air qui porte partout. Une bonne pizza et tout le monde au lit, la fatigue commence à se faire sentir pour certains, ce qui est bien normal!
Jour 5 : Ça y est, on y est… LA MER !!!
Départ du Chalvet Ouest le lendemain. Ça met un petit temps à sortir. Grâce au directeur de l’école locale qui nous a donné le précieux conseil d’aller chercher au Nord pour mieux sortir, on se perche tous à près de 3000m puis c’est reparti vers le Sud.
Le verrou du vol arrive très tôt, dès la première transition. Certains vont poser à Moriez, les autres continuent vers le Sud! Avec deux options différentes sur deux crêtes distinctes, 7 d’entre nous posent aux alentours du Col de Bleine, encore une fois juste avant l’orage. Bravo à eux d’être arrivés dans le Sud en volant!

Pour certains, le désir de voler à Gourdon était fort, surtout pour notre locale de l’aventure qui n’a jamais volé chez elle! Alors c’est parti pour un glide du soir qui, une nouvelle fois, nous permet de poser aux portes du camping. La vue sur le village de Gourdon et sur la mer nous donne des frissons…

Ça y est, nous sommes à LA MER !!! Et il nous reste encore 4 jours ! Incroyable!

Et si on arrivait à remonter en volant aussi ? Le vent de Nord passe justement en Sud à partir de demain, chanceux que nous sommes!
Jour 6 : Cap vers les Gorges du Verdon
Départ du Col de Bleine. Les orages sont prévus encore plus tôt. On tente de les contourner avec un plan de vol qui pourrait nous emmener vers les Gorges du Verdon, Moustiers puis Digne. La team décidera en l’air vers Castellane, en fonction de l’état du ciel.
En arrivant au décollage, un groupe de volants de notre région en vol bivouac attend depuis plusieurs heures à cause d’une manche à air arrière. On rigole en disant que nous amenons le vent de face… et ce fut le cas! À peine le temps de se préparer, de jolis créneaux de face arrivent enfin. Le décollage n’est pas simple (assez plat puis cassure, vent capricieux), mais tout le monde décolle bien!
La troupe chemine, puis le ciel se gâte vraiment vite. Beaucoup posent à Castellane et aux alentours. Deux valeureux qui étaient devant arrivent à poursuivre vers Moustiers, ce qui pousse le groupe à prendre cette route finalement. Notre incroyable Philippe ira presque jusqu’à Digne! Le pauvre, on le fera revenir en arrière à Moustiers car on n’a pas réussi à le prévenir avant. L’idée était de faire un vol du soir et de repartir de là le lendemain. Mais les nuages étant encore bien noirs, nous optons plutôt pour l’option tourisme!
Jour 7 & 8 : La magie d’Ancelle et des Richards
Le lendemain matin, la manche à air n’est pas dans le bon sens pour notre « plouf amélioré ». Le vent de Sud étant très fort, nous décidons d’aller voir ce que ça donne à Laragne pour un petit vol local. Les deltas sont de sortie! La team se met en l’air et se retrouve rapidement bien perchée. Fred tente même d’avancer un peu vers Gap et les Richards (notre départ du lendemain), tandis que les autres posent en local. Après une superbe baignade dans les gorges locales, nous réservons un camping à Ancelle qui promet un beau vol du soir.


Une nouvelle fois, nos analyses paient : nous sommes récompensés par un vol du soir magique. Seulement une demi-heure de marche, un décollage sur des pentes en herbe … En s’appliquant un peu pour l’extraction, tout le monde se trouve haut sur le Cuchon et peut se balader en observant le lac de Serre-Ponçon, le Morgon, et le petit bout qu’il nous manquera entre les deux. Les conditions sont magiques, toutes douces, les couleurs magnifiques. On savoure ce moment en groupe.

Le jour suivant, départ plus classique aux fameux Richards. Il y a beaucoup de monde au décollage. Les premiers décollent : certains s’extraient très bien, d’autres passent à côté. Classique ici! On dépêche rapidement une navette pour offrir une deuxième chance aux concernés, qui sortent alors rapidement. Ouf!
Deux équipes se forment :
- La team de tête menée par Jonathan.
- Les suiveurs qui donnent tout pour rattraper les copains.
À la radio, on entend des plafonds à 4300m au Jas d’Oris! Une navette monte d’ailleurs à ce déco, où deux copains ont pu atterrir, pour permettre à tout le monde de voler. Puis vient le glide final vers La Mûre pour certains, et vers le pied du Serpaton pour d’autres. Le plan du jour a été réalisé de bout en bout, quel plaisir!
Jour 9 : Le grand retour à la maison

Le dernier réveil, dans le cadre magique de Gresse-en-Vercors, nous procure à tous une belle émotion. Dernier jour, dernier vol ensemble… Va-t-on réussir à boucler à la maison ? C’est en tous cas le plan!

Décollage du Serpaton, une première pour beaucoup d’entre nous, un régal. Presque tout le monde s’extrait dans de chouettes conditions, tous perchés à 3000m. On avance doucement en conservant ce beau plafond car, sur le papier, ça semble plus faible au Moucherotte avant la transition au-dessus de Grenoble. Mais on arrive tous à avoir une altitude suffisante pour tenter notre chance.

Et ça raccroche ultra bien en face ! Ça y est, nous sommes en terre connue. Mais ce n’est pas encore gagné : la raccroche à la Dent de Crolles n’est pas simple. On en perdra une qui posera à Lumbin. Le reste de la team, de nouveau à 3000m, se lance vers les Bauges. Quelle émotion!

Raccroche à la Sauge et à la Galoppaz, puis glissade le long du Margériaz. De très beaux plafonds au sommet du Margériaz font que le glide final vers Montagny ne sera qu’une formalité. Les navettes ont tout juste le temps d’arriver à l’atterrissage pour voir les copains poser.

Un bilan incroyable !
La team du Vérel-La Mer est rentrée à la maison en volant 120 km pour ce 9ème jour. Solide la team ! Bravo à nous, et merci les Zéléphs de nous permettre ce genre d’aventure de folie. Tous bien fatigués, mais tellement heureux de cette magnifique aventure de groupe!




